Témoignage de Marylène, élève de taïchi

Hélène,

D’où m’est venue l’idée, un jour, de me lancer dans la pratique du Taï Chi, alors que j’étais en route vers mes quatre-vingt printemps ? Comment, consultant l’annuaire à la recherche d’un professeur, suis-je tombée sur  ton nom ?  Le hasard existe-t-i ou suffit-il juste d’écouter la petite voix intérieure, qui nous mène là où nous devons aller? Un jour, déjà lointain, ce fut un  livre de sagesse tombé sous mon regard alors que je déambulais dans les rues de Toulouse, en proie au désarroi, qui m’apporta l’apaisement, puis, une conversation avec une amie  me donna envie de pratiquer le yoga, qui fut une aide précieuse lors d’une longue immobilisation à l’hôpital, puis je me suis mise au Qi Gong, qui m’accompagne depuis longtemps, m’apportant bien-être et paix intérieure, et, enfin, au hasard ( ?) d’une cure de thalassothérapie, qui proposait  une initiation au Taï Chi. J’acquis la certitude que cette nouvelle discipline m’apporterait la possibilité de relier entre eux et d’harmoniser mon corps et mon esprit, ce que nous recherchons tous sans doute d’une façon ou d’une autre.

Voici donc la quatrième année que je pratique le Taï Chi avec Hélène, à raison d’une fois par semaine. C’est une enseignante à la fois bienveillante, rigoureuse et patiente qui me permet, cours après cours, de progresser dans la recherche du geste juste et équilibré propre à cette discipline. J’aime, après tant de maladresses et de raideur qui ont accompagné chacun de mes gestes, au début, que soient arrivés les moments où je peux éprouver le bonheur précieux du lâcher prise. Je peux savourer alors l’instant, même fugitif, où je me sens en harmonie avec le doux arrondi de la yourte, les parfums et le chant des oiseaux lorsque nous pratiquons dehors, avec Hélène bien sûr, avec  les autres, avec le Tout en somme.

Et donc, merci infiniment à Hélène, Et oui, décidément, merci à la vie, merci pour les cadeaux qu’elle nous fait,  et merci à la jeunesse de l’instant qui se rit des horloges et du calendrier.